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par Trésor Kalonji

Manitech : une entreprise qui paie les frais d’une erreur de comm

3 Janvier 2021 , Rédigé par TDK

L’année 2021 commence en RDC avec un badbuzz sur la toile. En cause, Sivi MalikusaCEO de la société Manitech et dont la publication sur son compte Twitter, le jour de l’an, a remué la Twittosphère congolaise et s'est répandue sur les autres réseaux.
 


Selon le récit d’un de ses proches, le journaliste Steve Mbuyi, la dame en serait arrivée à tenir ces propos du fait d’avoir été menacée par arme par le garde du corps commis à la sécurité d’un officiel du gouvernement d’où la référence aux « singes » qu’elle attribue au comportement des dirigeants. La référence aux "chiens" pour les motocyclistes provient selon la même source, des incivilités qu’ils lui auraient fait au volant de son véhicule.

Très connue pour avoir initiée le label MADE IN 243 pour la promotion des produits locaux et figure de proue de la fondation Tony Elumelu en RDC, il ne fallut pas longtemps avant que cette publication ne déchaine les passions. 

D’abord, en s’engageant dans des débats vifs avec ses interlocuteurs, Sivi Malikusa a recouru à un blocage de masse avant de cesser de répondre. 

Ce n’est que quelques heures plus tard, alors que le scandale s'étendait aux autres réseaux, le lancement d’une pétition de boycott de ses produits et la réaction du ministre de la Jeunesse et initiation à la nouvelle citoyenneté Billy Kambale et du député provincial Peter Kazadi, qu’elle se rétractera en présentant des excuses.
 


Cas d’école ?
Ce n’est pas la première fois que le Web congolais s’emporte de la sorte. La publication du pasteur Lord Lombo dont les propos avaient outré les internautes dans ses références sur la beauté de la peau noire, avait atteint des proportions similaires en termes de portée et de réactions. 

A l’image du boycott des produits Manitech, le pasteur et chante, avait vu certaines de ses productions en Europe annulées et subit la critique d’associations de défense des droits des noirs et des minorités.

Quelle suite ?
Dans la campagne de boycott et la contre-campagne initiée par ses soutiens, cet énième épisode traduit les difficultés de communication sur Internet pour les entreprises et leurs responsables. Bien qu’il soit évident que la tempête passera et que les internautes seront sur autre chose dans les mois à venir; l’évocation du nom et de la marque auront une incidence dans le temps sur la réputation de l’auteur et de ses activités. La gestion de la crise à ses débuts a manqué de tact et de finesse. L’auteur de la publication s’en est allé dans une logique de confrontation directe et de blocage systématique de ses détracteurs. Une posture qui n’a fait que raviver le ressentiment de nombreux internautes.

Quelle sera alors la stratégie pour reconstruire son image après cela ? Difficile à dire. Ses soutiens ont initié des campagnes de promotion, tantôt neutres, tantôt assez agressives, dans la même logique de la confrontation avec les détracteurs. 

On retrouve la même logique dans l’affaire concernant le paiement de la taxe pour le registre des appareils mobiles (RAM) où, la posture prise par l’un des communicants de cette initiative, a radicalisé les consommateurs et créé plus de scepticisme et de défiance et ce, malgré la campagne de clarification qui avait été entamée plus tôt par le ministère des PT-NTIC.
 

 

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